من مادرم هستم

 
ترجمه ی شعری از Alphonse de lamartine
نویسنده : بنفشه فریس آبادی - ساعت ٢:٢٤ ‎ب.ظ روز چهارشنبه ٧ مهر ۱۳۸٩
 


 

پاییز

 

سلام ای جنگل تاج دار از ته مانده ی رنگ های سبز !

ای برگ های زردِ ریخته بر چمن زار پریشان !

سلام ای واپسین روزهای شاد !

اندوه ، شایسته ی عزای طبیعت است و شگفتا

که به چشم های من زیباست !

من با گام های خیال انگیز

انزوای باریکه راهی پرت ام

می خواهم که آخرین بار ، آفتاب پریده رنگ را بنگرم

وقتی که با نور خفیف اش

در ظلمات بیشه ، پیش پای من راه باز می کند .

 

مجذوب نگاهِ گرفته ی پاییزم

در روزهایی که مرگِ آهسته ی کائنات

شبیه وداع یک دوست

یا لبخند آخرِ اوست

بر لب هایی که مرگ برای ابد خواهد بست .

وَ نیز حاضر به ترکِ زیستن ام

گریان از روزهای درازِ یأس

بازمی گردم با نگاهی آرزومند

به خوبیِ روزهایی که گذشت و حظّی که نبُرده ام .

 

خاک ، خورشید ، درّه و ای طبیعتِ مهربان و زیبا !

برایت اشک می ریزم در بسترِ گور

امروز عبور عطرآگینِ هواست وَ خلوص نور

که درخشش آفتاب زیباتر است در نگاهِ محتضر .

 

می خواهم اکنون این جام را تهی کنم

پیاله ای که شهد و زرداب را به هم آمیخته است

و من زندگی را تمام در آن نوشیده ام

که شاید هنوز قطره ای عسل در این جام مانده باشد

و شاید که بعدها بازگشتی خواهد بود

بازگشتِ سعادت به روزهای نا امیدیِ من

شاید در ازدحام ارواح

بیگانه ای پاسخ ام خواهد گفت

و روح مرا خواهد فهمید

 

گلی از شاخه می افتد

عطرش را به باد می دهد ، به حیات ، به آفتاب

که این طرزِ وداعِ واپسینِ اوست

و اینک لحظه ی مرگ من است

و انتشار جان ام در هوا

مثل آوایی اندوهناک و آهنگین .

 

 

 

L'automne


Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !

Feuillages jaunissants sur les gazons épars !

Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature

Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,

J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,

Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière

Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

 

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,

A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,

C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire

Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

 

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,

Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,

Je me retourne encore, et d'un regard d'envie

Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

 

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,

Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;

L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !

Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

 

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie

Ce calice mêlé de nectar et de fiel !

Au fond de cette coupe où je buvais la vie,

Peut-être restait-il une goutte de miel ?

 

Peut-être l'avenir me gardait-il encore

Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?

Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore

Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

 

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;

A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;

Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,

S'exhale comme un son triste et mélodieux